Philippines : reprise des pourparlers de paix avec les communistes

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Le 20/03/2017

Les autorités philippines ont donné il y a une semaine leur accord pour réinstaurer un cessez-le-feu avec la rébellion communiste, afin de mettre fin à des décennies de conflit, malgré la menace du président Rodrigo Duterte d’accroître les attaques contre les rebelles.

Les négociateurs pour le gouvernement et le Front démocratique national, vitrine politique du Parti communiste philippin, se sont également mis d’accord pour reprendre les pourparlers de paix, selon un communiqué commun.

« Les parties doivent poursuivre les pourparlers de paix formels et réitérer leur réaffirmation en faveur de tous les accords » conclus avant les négociations de paix qui ont brusquement cessé en février, précise le communiqué, à la suite d’une réunion à Utrecht aux Pays-Bas.
« En attendant, les parties ont conclu de réinstaurer leur cessez-le-feu unilatéral respectif », selon le communiqué.

M. Duterte, qui se définit comme socialiste, avait libéré les chefs de la rébellion pour relancer les négociations de paix, après son entrée en fonction en juin dernier.

Mais le président philippin avait mis fin aux pourparlers de paix en février lorsque des soldats avaient été tués dans des attaques de la guérilla. Et la semaine dernière, M. Duterte avait ordonné à la police et à l’armée d’accroître leurs attaques contre les rebelles à la suite d’une embuscade dans laquelle quatre policiers avaient péri mercredi.

La rébellion communiste, qui veut renverser le régime capitaliste dans l’archipel philippin où les écarts entre riches et pauvres sont parmi les plus larges d’Asie, dure depuis 1968. Selon l’armée philippine, elle a fait 30.000 morts.

P. J. Solemande