JUNCKER PARTISAN DU MARIAGE HOMOSEXUEL.

junckerJean Claude Juncker, le candidat de la droite à la présidence de la Commission Européenne est à l’origine d’un projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples homosexuels…

Il est étonnant de voir à quel point la droite française qui manifestait contre le mariage homosexuel n’a pas communiqué sur ce sujet. Il faut dire que dans certains cas, l’esprit de parti fait plus que frôler la schizophrénie. On comprend mieux aussi l’opposition ferme du Premier Ministre hongrois, à l’égard de Juncker. Outre le désaccord sur certains aspects politiques et économiques, Orban, farouche opposant au mariage homosexuel ne peut soutenir Juncker qui avait soumis à l’époque le projet de loi adopté mercredi par la Commission Juridique des députés du Grand-duché de Luxembourg.

En 2010 donc le gouvernement de Jean-Claude Juncker déposait un projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Si au début de l’année, l’annonce du vote avait été envisagée pour l’été, il a finalement été décidé d’avancer la date à la mi-juin.

Le texte mis en place par l’équipe de Juncker constitue une réelle attaque de l’institution qu’est le mariage. Il ne se limite pas (ce qui serait déjà conséquent) à la question du mariage homosexuel, mais abolit également le divorce pour faute, libéralisant sur le plan théorique un peu plus le divorce dans le Grand-duché. Bien sûr dans les faits, cette modification n’augmentera pas le nombre de divorces mais comme le signalait un membre du Parti réformiste (conservateur), cette réforme va dans le sens d’une dénaturation et d’une destruction du mariage.

Cette loi devrait passer sans grand problème puisque seul le parti réformiste s’y est opposé et l’initiative de pétition n’a recueilli que 4.500 signatures…Les premiers « mariages » devraient avoir lieu dès l’automne 2014.

Quand à Jean-Claude Juncker, cela nous en apprend un peu plus sur le candidat de la droite dite conservatrice au sein de l’Union Européenne, et cela n’augure rien de bon, même si ses chances d’obtenir le consensus des chefs d’Etat lui permettant d’être « élu » semblent s’éloigner.

P. D. Iouristoff